lundi 3 décembre 2012

Gouvernance de l'Internet : la bataille s'ouvre à Dubaï

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/gouvernance-de-l-internet-la-bataille-s-ouvre-a-duba-39785025.htm#xtor=EPR-100
 
Réglementation : C'est aujourd'hui que débute la conférence WCIT à Dubaï. La bataille pour la gouvernance de l'Internet va s'y jouer jusqu'au 14 décembre. Les Etats et organisations ont déjà commencé à creuser les tranchées.

"A partir de 1973, quand mes collègues et moi avons proposé la technologie derrière l'Internet, nous avons plaidé pour un standard ouvert pour connecter les réseaux informatiques ensemble. Ce n'était pas simplement philosophique ; c'était aussi pratique."
Vint Cerf, co-inventeur du protocole TCP/IP avec Bob Kahn, a le sens de la formule pour combattre ce qu'il considère dans un blog Google – son employeur – comme la volonté de "réguler l'Internet." Ce "père de l'Internet" défend des intérêts bien compris, ceux de Google, mais il est influent, et loin d'être le seul à s'opposer aux volontés de l'UIT.
Retour sur les faits
Ce lundi débute à Dubaï la Conférence mondiale des télécommunications internationales (CMTI ou WCIT en anglais). Elle doit durer jusqu'au 14 décembre, et selon ses organisateurs, "fera date" dans l'histoire de l'Internet.
Car son enjeu est fixé depuis des mois : l'Union internationale des télécoms (UIT) souhaite pour une part non négligeable de ses membres réviser le Règlement des télécommunications internationales (RTI), traité qui régit la gouvernance de l'Internet depuis 1988.
Mais si l'enjeu est clair, difficile de voir qui le défend. Un brouillon de proposition de règlement se construit de jour en jour, mais le tout reste assez opaque : quelles sont les propositions faites par les Etats prises en compte, et de quelle manière ?
Selon la procédure interne à l'UTI, les 193 Etats membres avaient jusqu'au 3 novembre dernier pour soumettre leurs propositions. Le secrétariat général de l'UTI a réalisé ensuite une synthèse pour produire un document destiné à être débattu lors de l'assemblée de Dubaï.
Quels changements de gouvernance ?
Evidemment, il nous faudra pour l'heure nous contenter du projet en cours, à l'état de brouillon, qui ne présage pas exactement de l'issue des négociations en cours. Mais sur la base de ce projet de RTI, voici les changements qui pourraient être apportés à la gouvernance internationale de l'Internet.
Tout ceci mérite d'être examiné et questionné au cours des prochains jours. Il n'est pas certain que les propositions faites par certains Etats ou groupes d'influence (Etno, l'association des opérateurs européens, notamment) soient retenues dans le traité final.
Les opposants au projet
Car évidemment, il faudra compter sur les positions des opposants au projet, qu'ils soient partie prenante de la négociation, ou qu'ils se soient constitués comme groupe de pression auprès des négociateurs.
Etats-Unis et associations se retrouvent par exemple sur la critique des propositions, même si ces associations de défense des libertés en ligne ou de l'Internet ouvert ne perdent généralement pas de vue les intérêts défendus par les Etats-Unis.
Se plaçant lui-même sur le plan des libertés et de l'ouverture de l'Internet, Google défend sa position fermement en prenant à parti ses utilisateurs. D'autres éditeurs, généralement vus comme plus légitimes sur ces questions, font front contre les propositions de l'UIT. C'est le cas de Mozilla, par exemple.
Même l'OCDE critique le point de vue des opérateurs, très largement repris dans le projet de l'UIT, en estimant que d'un point de vue économique et de l'innovation, le modèle proposé est tout simplement "inefficace."
Autant de prises de positions qui n'ont pas échappé au monde politique. Il y a une dizaine de jours, c'est le Parlement européen lui-même qui a pris position contre le projet de règlement tel qu'il est rédigé actuellement. Propositions dangereuses, absence de légitimité de l'UIT, manque de transparence et d'ouverture des négociations.
Les éléments de langage se sont d'ailleurs bien dispersés chez les opposants : partout, on parle de "rencontre à huis-clos" pour dénoncer l'opacité, on rappelle que "personne n'est propriétaire de l'Internet", on insiste sur le statut de "traité fondateur" du traité de Melbourne en 1988, et on se remémore par avance à quel point c'était bien, l'Internet, avant que les opérateurs, ces "renards dans un poulailler", se mettent en tête de réguler la chose.
Demandez le programme !
Ces prochains jours seront l'occasion d'une bataille rangée, directe ou par négociateurs interposés, entre le tenants d'une régulation multilatérale et les défenseurs, parfois par défaut, du système actuel.
Et ils ont beau dénoncer l'opacité et le huis-clos attachés aux négociations, ceux-ci n'en disposent pas moins d'alliés importants au sein de la conférence. Les Etats-Unis, on l'a dit, mais aussi le gouvernement australien par exemple qui, comme l'explique ZDNet USA, s'oppose à tout transfert de gouvernance.
La position de l'Europe sera également à surveiller. L'Europarlement a voté une directive en ce sens. Elle n'engage pas les Etats directement, mais selon l'une de ses architectes, l'eurodéputée pirate Amelia Andersdotter, "elle pourra avoir un impact politique important."
Dans une interview qu'elle nous a accordée, la députée européenne du Parti pirate suédois explique que "la résolution dépend de l'attitude des négociateurs : est-ce qu'ils considèrent l'Union européenne comme légitime ou non ?"
"Nous avons une déclaration politique qui est forte, et beaucoup de députés européens la soutiennent. Après, toute la question repose sur les Etats-membres et la Commission européenne : cela dépendra s'ils ont l'intention de suivre les recommandations du Parlement européen. Il me semble qu'en ce sens nous faisons des propositions fortes sur la gouvernance de l'Internet et les questions qui s'y rapportent. Mon sentiment, c'est que les Etats et la Commission voudront suivre la ligne adoptée par la résolution." Amelia Andersdotter - eurodéputée pirate
Quelques ressources pour suivre les débats
L'avenir dira si la députée européenne a raison ou non. Ce qui est sûr, c'est que le soutien des Etats-membres de l'Union européenne semble acté, si l'on en croit les déclarations diverses recueillies par l'agence de presse Reuters. La même dépêche rappelle qu'outre les Etats-Unis et l'Australie, on retrouve sur une ligne équivalente le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, et d'autres membres de l'UIT.
Le brouillon de la synthèse est disponible sur le site de l'UIT. Le voici dans sa version non-définitive, telle que disponible à l'heure où nous écrivons ces lignes :
Brouillon de la proposition de règlement de l'UIT
Pour les utilisateurs lambda de l'Internet que nous sommes, il ne reste plus qu'à attendre et tenter de suivre au mieux les débats. Pour ce faire, plusieurs ressources pourraient être intéressantes :

85% des grandes collectivités ont mis en œuvre des services d’e-administration

A lire sur:  http://www.decideur-public.info/article-85-des-grandes-collectivites-ont-mis-en-oeuvre-des-services-d-e-administration-113083115.html
 
Lundi 3 décembre 2012
Selon le baromètre Interconnectés/Kurt Salmon des e-services des collectivités territoriales avec La Poste et PagesJaunes, 85% des collectivités du panel ont mis en œuvre des services d’e-administration. Ces démarches sont aujourd’hui pilotées par les directions générales et par les élus dans une majorité des cas (60%) et plus seulement, comme par le passé, par les DSI. Cette évolution de gouvernance traduit la motivation politique et d’image de ces démarches, lancées pour améliorer le service aux citoyens plutôt que pour améliorer le fonctionnement des services internes des administrations. La motivation principale évoquée pour justifier le développement de l’e-administration est l’amélioration de la relation à l’usager (51%), loin devant les problématiques d’optimisation organisationnelle ou de développement de la transversalité.

Dans les collectivités, la gestion interne des aides comme l’APA ou le RSA est majoritairement dématérialisée (75% des collectivités l’ont fait) mais pour ces services, la relation avec le citoyen demeure dans la majorité des cas non dématérialisée (20% des collectivités). D’autres services, sans doute notamment en relais de mon.service-public.fr, sont plus fortement dématérialisés, comme les demandes d’actes d’état civil (50% des collectivités). Pour le tiers des collectivités ce service est même totalement dématérialisé. Les e-services permettent également de valoriser l’action et le patrimoine de la collectivité. A titre d’illustration, 55% des réservations d’ouvrage dans les bibliothèques sont totalement dématérialisées. 

Comparativement à d’autres services, les e-services à l’attention du monde associatif sont fortement développés tant pour la gestion des processus internes (58%) que pour gérer la relation aux bénéficiaires (49%) par le biais notamment des éditeurs de solutions de gestion et le développement d’extranets subventions clés en main.

Certains domaines sont peu développés par manque de maturité des solutions de dématérialisation, difficultés culturelles à dématérialiser, une approche muticanal privilégiée ou par contraintes législatives et réglementaires. Par exemple, peu de collectivités ont développé des e-services autour de la scolarité et de la petite enfance, et ce malgré le déploiement de comptes familles. Le tiers des collectivités proposent le paiement en ligne de prestations comme la cantine ou la crèche.

De même, les demandes d’intervention sur l’espace public (voirie, propreté) font encore peu l’objet d’e-services. Cela s’explique en partie par l’existence d’autres moyens sur cette thématique dans les collectivités avec par exemple la mise en place de dispositif de type Allô Mairie. Enfin, à l’inverse des opérateurs privés, les collectivités n’ont pas encore intégralement développé des e-services pour le paiement d’une prestation pour des activités de typeservices d’eau ou d’assainissement.

L’Etat, dans le cadre des plans successifs de modernisation de l’administration, a  imposé aux collectivités la dématérialisation de certains processus de gestion comme les marchés publics, HELIOS, ACTE ou encore le  dossier individuel de l’agent. Le baromètre montre que pour ces services, les collectivités ont massivement mis en place les services en ligne demandés. Ainsi, HELIOS et ACTE sont déployés à 90%, le e-service le moins avancé est le dossier individuel de l’agent, sans doute parce que ce projet n’est pas soumis à  une échéance de mise en œuvre. Surtout, le baromètre constate que la mise en œuvre de ces projets a permis de réinterroger les processus de gestion et a parfois servi de levier à l’évolution et à la modernisation des systèmes d’information.

Au-delà des obligations légales, 48% des collectivités ont mis en place des solutions de travail à distance et 42 % d’entre-elles ont installé un parapheur électronique. D’autres applications sont en revanche faiblement déployées : coffre fort électronique (29%), signature électronique (7%). Ce faible niveau d’équipement s’explique par la nécessité pour les collectivités de devoir, lors de la mise en place de ces solutions, réorganiser tout leurs processus de gestion et les circuits de décision.
 
57% des collectivités ont optimisé leurs processus, 21% d’entre-elles ont généré des économies sur certains processus et 13% des collectivités ont engagé des démarches d’externalisation. Après une dizaine d’années de déploiement d’e-services, les démarches engagées vont-elles au bon rythme ? Si le rythme convient à  38% des collectivités, 46% l’estiment trop lent par rapport aux attentes en matière d’efficacité interne et 16% trop lent par rapport aux attentes de la population. La résorption de ce décalage, tant en réponse aux exigences de performance interne que de celles de la population est un véritable enjeu des prochaines années. Enfin, 44% des collectivités semblent mesurer l’usage des e-services, mais seulement 25% d’entre-elles établissent des questionnaires de satisfaction et le tiers d’entre elles mesurent l’adéquation de leur e-services aux attentes.

En conclusion, les auteurs du baromètre signalent que prioriser les e-services aux citoyens va nécessairement obliger les collectivités à optimiser et industrialiser leurs processus internes, dans un cadre budgétaire contraint. Cette nouvelle approche de l’organisation des collectivités devra se faire en cohérence avec son écosystème, qu’il s’agisse de partenaires publics ou privés, dans une logique de partage des données – 29% des collectivités ont aujourd’hui déployé des démarches Open Data et d’innovation au service du plus grand nombre.
 

"L'Internet des objets concentrera le plus d'investissements d'ici cinq ans"

A lire sur:  http://www.journaldunet.com/web-tech/start-up/loic-le-meur-loic-le-meur-leweb-2012.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML7_E10235414&f_u=23951499

 
Le fondateur de la conférence LeWeb revient sur le choix de la thématique "Internet des objets" et annonce les temps forts de l'édition 2012 qui débutera le 4 décembre.
Pourquoi avoir choisi la thématique de l'Internet des objets pour LeWeb Paris 2012 ? Comment cette édition se différencie-t-elle des précédentes ?
loic le meur
Loïc Le Meur, fondateur de LeWeb© S. de P. LeWeb
L'Internet des objets est à mes yeux la thématique qui suscite le plus d'émulation chez les entrepreneurs de la Silicon Valley. C'est un sujet qui va s'imposer sur toute la planète et dans toutes les industries, qu'il s'agisse de la domotique comme l'illustre la serrure connectée au smartphone de Lockitron, de la robotique, du secteur énergétique et évidemment dans le monde de la santé. L'ambition de LeWeb est cette année de faire découvrir une nouvelle ère de l'Internet qui succède au Web 2.0, baptisé Internet des objets. C'est un renouveau qui redéfinit la notion d'ubiquité technologique et les entrepreneurs qui développaient il y a quelques années des applications mobiles se muent en véritables industriels. Notre souhait est d'amorcer la réflexion sur cette mutation en présentant une nouvelle génération d'entrepreneurs, raison pour laquelle nous avons pris davantage de risques pour cette édition pour présenter ces nouveaux talents.

Les investisseurs sont-ils capables de suivre cette transition ?
"Certains entrepreneurs s'émancipent des investisseurs et des plateformes de crowdfunding pour lever des fonds en direct"
Ils sont surpris et intrigués de voir des entrepreneurs sans aucune expérience du matériel présenter des prototypes de produits et réalisant du design industriel. Les entrepreneurs doivent apprendre un nouveau métier impliquant des problématiques de distribution physique, de gestion des stocks et des délais qu'ils maîtrisent mal. Cependant ils n'ont pas attendu les investisseurs pour se financer, première importante illustration de l'essor du crowdfunding. Pebble Technology a levé plus de 10,2 millions de dollars pour ses montres connectées. Un vrai record qui a par ailleurs donné l'envie à certains de s'émanciper des sites de crowdfunding. Lockitron a réussi à lever 2 millions de dollars sur son propre site. Pour l'instant les investisseurs sont écartés de ce type de projet mais dans la mesure où l'Internet des objets est l'un des secteur où il va y avoir le plus d'investissements les cinq prochaines années ils peuvent encore faire leur place.

Quelles seront les grands moments de cette édition de LeWeb ?
De jeunes start-up jusque-là inconnues vont annoncer leur première levée de fonds et des speakers n'ayant jusque-là jamais pris la parole vont la prendre, comme Tony Fadell, l'inventeur de l'iPod avec qui nous auront l'occasion de revenir sur son expérience chez Apple. La ministre déléguée aux PME, à l'innovation et à l'économie numérique Fleur Pellerin viendra à deux reprises. Elle interviendra notamment le 4 décembre à 17h20 au cours d'une table ronde sur l'écosystème technologique en Europe où Joanna Shields, la responsable de la Tech City sera également sur scène. La commissaire européenne chargée de la société numérique, Neelie Kroes, sera aussi présente. Un nombre important de surprises et de démonstrations inédites viendront dynamiser l'ensemble des présentations et des personnalités de renom seront présentes comme David Marcus, le dirigeant de PayPal, Pascal Cagni, l'ancien dirigeant d'Apple Europe et évidemment Kevin Systrom, le fondateur d'Instagram.

Diplômé d'HEC Paris en 1996, Loïc Le Meur fut DG Europe de la plateforme Six Apart jusqu'en 2007, année où il quitte la France pour San Francisco afin de lancer Seesmic. La société a d'ailleurs racheté Ping.fm début 2010 puis est devenue Seesmic Ping et a été rachetée par Hootsuite en septembre 2012. Loïc et Géraldine Le Meur - sa femme - ont lancé la conférence LeWeb en 2004 qui se tient une fois par ans à Paris. Pour la première fois en 2012, LeWeb a été organisé à Londres et à Paris.

Les projets fous de Google

A lire sur:  http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/projets-fous-google/?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML7_E10235414&f_u=23951499
google est allé cartographier l'amazone et ses abords grâce à une pirogue et un
Google est allé cartographier l'Amazone et ses abords grâce à une pirogue et un vélo embarquant une caméra filmant à 360 degrés© Google
Outre son activité principale de recherche en ligne, Google s'aventure dans des terrains scientifiques parfois inexplorés. La firme investit en masse dans des projets semblant irréalistes. Un moyen pour Google de maintenir son positionnement de précurseur auprès de la communauté scientifique et de proposer des services toujours plus innovants.
Quels sont ces projets fous que le cofondateur de Google Sergey Brin cherche à monter dans son laboratoire secret, baptisé Google X Labs ?
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L’électricité statique pour recharger nos smartphones

A lire sur:  http://www.gizmodo.fr/2012/12/03/lelectricite-statique-recharger-smartphones.html?utm_source=Newsletter+Gizmodo&utm_campaign=aa55910f89-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email


L'électricité statique pour recharger nos smartphonesBatterie, batterie, batterie… tout est question de batterie ! A l’heure où nos appareils ont toujours besoin de davantage d’électricité, les batteries se doivent d’être plus performantes et surtout rechargées en toutes circonstances. Tous les moyens sont bons… y compris l’électricité statique !
Après avoir utilisé la piézoélectricité, générée lorsque l’on marche, des chercheurs de l’Université de Georgia Tech travaillent à utiliser l’électricité statique pour recharger nos smartphones. Frotter du plastique et du métal génère de l’énergie. Lorsque la zone de frottements est traitée au niveau nanoscopique, l’ »effet triboélectrique » est démultiplié et 15% de cette énergie peut être convertie en électricité.
Pour ce faire, pas moins d’une cinquantaine de matériaux communs pourraient être utilisés. Une zone de 5×5 cm pourrait facilement trouver sa place autour d’un poignet et permettre de recharger une batterie de smartphone. Les recherches sont pour l’instant très prometteuses en laboratoire, patience !
[engadget]

Les données « Big Data » et le secteur public

A lire sur:  http://www.decideo.fr/Les-donnees-Big-Data-et-le-secteur-public_a5697.html?TOKEN_RETURN&utm_medium=email&utm_campaign=Decideo+458&utm_content=Decideo+458+CID_08b26dfca4a391010e2501442a1db083&utm_source=CampaignMonitor&utm_term=Les%20donnes%20%20Big%20Data%20%20et%20le%20secteur%20public

Pascal LAIK, Informatica, Lundi 26 Novembre 2012

Malgré des avancées indéniables, le secteur public reste à la traîne par rapport au secteur privé en ce qui concerne le contrôle et l’exploitation des grands volumes de données. Cependant, les nouvelles législations et la politique d’ouverture des données publiques encouragent les projets de modernisation de l’infrastructure informatique. Ces gigantesques ensembles de données sont une ressource largement inexploitée mais, si l’Etat français veut réellement en tirer parti, il faut d’abord poser quelques principes de base.



Pascal Laik, Directeur Général France d’Informatica
Pascal Laik, Directeur Général France d’Informatica
La question de la confidentialité des données
Contrairement au secteur privé, la réussite commerciale n’est ni la mission ni l’objectif du secteur public ; sa vocation est de servir les citoyens le mieux possible. Mais pour cela, l’Etat doit s’assurer que les informations du public sont analysées et stockées de manière sécurisée.
Explorer et analyser les données « Big Data » que détiennent les diverses instances publiques n’est que le début du parcours. Il faut ensuite que ces masses de données soient protégées, et c’est aux acteurs publics qu’il incombe de s’assurer que les informations des citoyens sont en sécurité, partout et à tout moment.

Le besoin de transparence
Le besoin de transparence dans les Big Data du secteur public est un autre point de discussion. Les données sont traditionnellement dispersées dans des silos et il est difficile de les rassembler pour en avoir une vision claire et centralisée. Il faut donc casser ces silos et ouvrir les données pour s’assurer qu’elles sont toutes fiables et utilisables par les acteurs publics.
La transparence des données au sein du secteur public est un travail qui ne fait que commencer. Pour tirer le maximum des Big Data, tout en respectant les normes de conformité et les réglementations qui se multiplient, les organismes publics doivent veiller continuellement à les normaliser. C’est la condition pour que les données puissent être distribuées et utilisées dans n’importe quel système, par toutes les agences et administrations, dans tous les formats. Ce processus permettra aux organisations publiques de partager plus efficacement les informations avec leurs parties prenantes, internes et externes, et renforcera la transparence de leurs actions ainsi que leur capacité à en rendre compte.

Les données essentielles
Bien sûr, si elles ne sont pas correctement gérées, stockées et sécurisées, les Big Data peuvent rapidement devenir une charge financière considérable. Identifier les données périmées ou inutilisées grâce à un processus dit de « retrait de données » est un moyen efficace de réduire les risques et de faire des économies substantielles. Les données inactives peuvent ainsi être retirées des environnements de production ce qui permet de les limiter en taille, de rationaliser les processus de sauvegarde et de restauration, de réduire les coûts matériels et d’améliorer la performance des systèmes.


L’explosion des données et le phénomène « Big Data » est une réelle opportunité pour le secteur public d’améliorer ses modes de fonctionnement. Que ce soit en s’attaquant à la sécurité des données ou en adoptant des normes de données ouvertes, les organisations publiques peuvent renforcer l’efficacité des Big Data et rendre le partage de données possible entre tous les acteurs du secteur. Disposant ainsi d’une vraie connaissance des besoins des citoyens, elles seront en mesure de leur apporter un meilleur service.

Consultants, beware the hype of Big Data

A lire sur:  http://www.techrepublic.com/blog/project-management/consultants-beware-the-hype-of-big-data/5277?tag=nl.e108&s_cid=e108

Takeaway: If a client is suffering from Silver Bullet Syndrome over Big Data, Chip Camden advises you to take three cautionary steps.
Our clients expect us to help them compete in their markets by providing skills and experience that they lack. Because we (should) possess a more thorough understanding of the problem domain for which we’re employed, our relationship with clients usually involves negotiation between what the client thinks they want and what they really need. It takes a perceptive consultant to ask the right questions to get down to the client’s real business requirements. That process becomes even more complicated with the injection of fads and buzzwords.
To make this even more confusing, sometimes a buzzword can be a business requirement in itself. If your client is losing sales because they can’t answer “yes” to “Do you use technology XYZ?” then an implementation of some at least token form of XYZ has become a business need for them. Never mind if you have a better alternative — they don’t want to have to argue for it against their potential customers.
In other cases, your client may think they need to implement the latest hot technology because otherwise they’re missing out on a real competitive advantage. Usually this means that they don’t fully understand the technology, and they’re suffering from Silver Bullet Syndrome. A good place to start with these clients is to ask them, specifically, what they hope to gain from the technology. Without a clear goal, your client is likely to spend significant resources and achieve little or nothing — or worse, get themselves in trouble.
When a prospect asks us, “Can you help me with technology XYZ?” we find ourselves under tremendous pressure to respond enthusiastically in the affirmative. After all, the prospect wouldn’t have asked if they hadn’t already made up their mind to go in that direction, would they? But adding our voices to the hype chorus isn’t helping our client — it only confirms their opinion that they need to jump on the bandwagon as quickly as possible, and helps them justify omitting careful consideration in the name of agility. So I like to respond, “Yes, I can. But why do you want to do that?”
One of the hottest new buzzwords in the industry is “Big Data” — the collection and analysis of large amounts of information in order to detect trends, personal preferences, or some other competitive advantage. These data sets are so large that their analysis may require a distributed computing grid containing hundreds or thousands of servers, using a distributed framework such as Hadoop.
The attraction of Big Data is that correlating that much information has already proven to yield surprising and useful results. The potential downside is that it may pose a threat to user privacy, which could lead to legal troubles and a damaged reputation. And as with any fad, it could drain more resources from your client than what they gain in return, only to become obsolete when The Next Big Thing arrives. So, take some cautionary steps with your client:
  1. Calm the hype. Big Data will not magically transform their business. Like any tool, it’s how you use it that counts.
  2. Define the goals. What exactly does the client hope to achieve? How can Big Data help? Or is it even the right solution?
  3. Respect user privacy. If you do decide to collect lots of data, treat it more ethically than warranted by the widespread apathy towards privacy we’re seeing these days. Tell users what data you collect, guard it from leaks into the wild, and provide users an easy and obvious way to opt out of data collection. Treat users as you would want someone to treat you — which I doubt is like a data mine.