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Revue de presse sur les tendances et évolutions technologiques utiles.
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Une couche d’atomes de carbone (en
bas), associée à une couche de disulfure de molybdène (MoS2) : cela
donne une cellule solaire de seulement 1 nanomètre (milliardième de
mètre) d’épaisseur.
En associant deux matériaux constitués d’une seule couche d’atomes, des
chercheurs du MIT montrent que l’on peut fabriquer une cellule solaire
minimale qui bat tous les records en termes de densité de puissance. Un
débouché potentiel de plus pour le graphène (carbone) et les autres
matériaux "2D".
Les matériaux constitués d’une seule couche d’atomes absorbent
fortement la lumière et peuvent être semiconducteurs. Partant de là, une
équipe du MIT a utilisé les ressources de la modélisation et du calcul
pour étudier leur utilisation dans des cellules photovoltaïques. Le
résultat est surprenant.
Ainsi, en empilant une couche d’atomes de carbone (le graphène) avec une couche de MoS2 (disulfure
de molybdène), on obtient une cellule solaire de faible rendement : 1%.
Mais comme elle ne fait qu’un nanomètre d’épaisseur, elle engendre en
fait 30 fois plus de puissance par unité de volume que les plus fines
cellules connues (une cellule en AsGa d’un micron d’épaisseur, et dont
le rendement approche 30%).
Sur le même principe, les chercheurs ont simulé d’autres cellules à
deux couches d’atomes, 1 000 fois plus minces que les plus minces des
cellules photovoltaïques existantes. Ils ont ainsi étudié une autre
cellule d’un nanomètre d’épaisseur, en combinant une couche d’atomes de
MoS2 avec un autre matériau monocouche : WS2 (disulfure
de tungstène). Comme pour le dispositif précédent, la densité de
puissance obtenue est très supérieure à celle des cellules classiques en
silicium ou en AsGa.
Evidemment, tout cela se passe sur un ordinateur (même si quelques
résultats ont été validés par comparaison avec des mesures réelles). Il
reste donc à fabriquer pour de bon ces dispositifs, et les chercheurs
s’y emploient maintenant. Mais ils ont déjà calculé qu’en empilant, non
plus deux, mais six couches – 3 couches de graphène et 3 couches de MoS2 - on devrait obtenir un rendement de 10%... dans une épaisseur limitée à 3 nanomètres. Thierry Lucas
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