mercredi 25 décembre 2013

Le Comité stratégique de la filière numérique en bêta 2

A lire sur: http://www.zdnet.fr/actualites/le-comite-strategique-de-la-filiere-numerique-en-beta-2-39796182.htm

Lancé sous Nicolas Sarkozy et rapidement tombé en décrépitude, le CSFN revient avec un nouveau président et des missions réactualisées.

Réindustrialiser le numérique français. Entre startups et champions des services, force est de constater que sur le plan industriel, un vide sidéral subsiste dans le pays. En proie à la désindustrialisation comme bon nombre d'États européens, la France essaie d'allumer la mèche de la filière numérique, considérée comme stratégique.
C'est le concours Innovation 2030. Les pôles de compétitivité issus du grand emprunt. Le Comité stratégique de la filière numérique (CSFN), enfin, organe consultatif servant de soutien aux décisions du ministère de l'Economie et des finances - du redressement productif sous le mandat de François Hollande.
Loïc Rivière (Afdel) à la tête du CSFN
Le gouvernement a décidé de relancer ce conseil consultatif créé sous Nicolas Sarkozy mais rapidement tombé dans l'oubli, après une première tentative de renouveau durant l'été. Le moment est peut-être bien choisi : Guy Roussel, l'actuel président, arrive au terme de son mandat.
L'occasion d'un "dépoussiérage", juge le journal Les Echos. Et de nouvelles missions. Le comité sera dirigé par Loïc Rivière, délégué général de l'Afdel (association des éditeurs de logiciels), et devra aider à "développer la compétitivité [de la France] dans le domaine du logiciel, des nouveaux services et usages de l'Internet".
La lettre de mission conserve au CSFN son rôle de conseiller des politiques industrielles en matière de numérique. S'il n'est pas capable d'autosaisine comme le Conseil national du numérique, le comité n'aura pas moins la lourde tâche de faire des propositions pour la "relocalisation" de diverses filières.
Relocalisations... et capital-risque ?
Le secteur des équipementiers télécoms est par exemple concerné. Orange et Alcatel font d'ailleurs leur entrée au CSFN par le biais de Pierre Louette (directeur général adjoint de l'opérateur) et de Gabrielle Gauthey (vice-présidente de l'équipementier).
D'autres industriels siègeront au bureau du comité : Bull (Pierre Barnabé, directeur général délégué) ou Exalead-Dassault Systèmes (François Bourdoncle). Ils devront partager le bureau avec des confédérations syndicales représentatives au niveau national.
Pour autant, le CSFN n'entend pas s'arrêter à sa lettre de mission : il espère, ajoute le journal, proposer une "réforme du capital-risque". Sujet compliqué s'il en est... Qui met, avec la réindustrialisation, beaucoup de poids sur les épaules du comité renouvelé.


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