jeudi 4 juillet 2013

Les opérateurs télécoms en danger s'ils ignorent le Big Data, selon Ovum

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Les opérateurs télécoms en danger s'ils ignorent le Big Data, selon Ovum
Edition du 02/07/2013 - par Jean Pierre Blettner


Après Intel, il y a quelques jours qui montrait que les opérateurs télécoms étaient les premiers concernés par le Big Data, c'est au tour du cabinet d'analystes Ovum de prévenir les opérateurs télécoms que s'ils ignorent le Big Data, c'est à leurs  risques et périls. 
Le cabinet d'analystes Ovum prévient les opérateurs télécoms que s'ils ignorent le Big Data, ce sera à leurs  risques et périls. Un message qui vient conforter l'intervention d'Intel, il y a quelques jours, qui montrait que les opérateurs télécoms étaient les premiers concernés par le Big Data. 

Prévoir et réduire le taux de désabonnement, promouvoir la fidélisation, proposer des ventes incitatives (upselling) et des ventes croisées (cross-selling) et des services de personnalisation sont autant de domaines clés où les opérateurs télécoms peuvent tirer parti du décisionnel en mode Big Data et de l'analyse de grandes masses de données, indique le cabinet Ovum. Cependant, l'une des raisons principales pour lesquelles cela ne s'est pas encore produit vient de la pierre d'achoppement traditionnelle : l'organisation des opérateurs et les structures de données.

Les opérateurs télécoms ne sont pas prêts

Dans une étude sur la manière dont les opérateurs télécoms peuvent monétiser les données client, Ovum affirme qu'un projet de décisionnel Big Data bien exécuté nécessite des structures métiers flexibles et des processus logiques, des structures qui ne soient pas en silos et qui ne souffrent pas de contraintes artificielles (par exemple la politique interne) qui aient été définies par les domaines du  réseau.

Pour réussir, les opérateurs télécoms doivent également devenir plus centrés sur les données et tirer des leçons des modèles de décisionnel plus léger et plus agile qui sont appliqués par les OTT (Over the Top), tels que Google. Ce n'est qu'une fois que  ce problème résolu que les opérateurs télécoms seront en mesure de monétiser efficacement l'augmentation du volume, la variété, la vitesse, et la valeur du réseau, l'abonné, et les données métiers qu'ils collectent dans le cadre de leurs activités.

« La prolifération des appareils et des services intelligents a conduit à une augmentation considérable du nombre d'interactions entre le client et l'opérateur télécoms. Cela se passe à travers de multiples canaux, cela oblige les opérateurs télécoms à aiguiser leur attention », explique Claire McCarthy, responsable de la practice télécom de Ovum. « En conséquence, l'exploitation d'un plus grand volume et variété de données, et ce, en temps réel, devient un puissant avantage concurrentiel pour les opérateurs télécoms. »

Pénurie de compétences 

Cependant, de nombreux opérateurs de télécommunications n'ont toujours pas les compétences nécessaires en interne en matière de gestion des données et de décisionnel, afin de les traiter. Il y a pénurie de Data Scientists. Cela devrait doper la commercialisation des services de la part de fournisseurs que ce soit avec des solutions pré-intégrées ou des services hébergés.

Généralement, les opérateurs télécoms se tournent vers l'une des quatre sources pour leurs besoins de décisionnel Big Data : leurs fournisseurs OSS/BSS existants, leusr fournisseurs IT de confiance, les spécialistes du décisionnel dans les télécoms, ou les fournisseurs historiques d'équipements réseau.

Chacun d'un possède ses propres compétences et des atouts particuliers afin d'agir dans le domaine du Big Data, qui selon Ovum devrait atteindre 7,7 milliards de dollars en 2018.

« Transformer des modèles d'exploitation enracinés et des modèles de processus d'entreprise est une tâche difficile pour les opérateurs télécoms, et beaucoup ne sont pas entièrement sûrs de ce vers quoi ils sont en train de se transformer. Conséquence, leur choix d'une solution analytique et décisionnel et d'un partenaire sera l'une des décisions stratégiques les plus importantes auxquels ils sont confrontés l'année prochaine », conclut McCarthy.

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