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lundi 8 juillet 2013
"Le mobile a atteint 20% de l'e-commerce britannique"
A lire sur: http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/james-roper-james-roper-imrg.shtml
Le président de la fédération de l'e-commerce du Royaume-Uni
analyse l'essor du mobile, la baisse du panier moyen, le rôle de
l'international et la place d'Amazon.
"La fiscalité des géants du Web va devenir un champ de bataille majeur"
Ce
que font ces grandes multinationales est légal, mais sans doute
indéfendable moralement. Pourtant, les consommateurs continuent
d'acheter sur Amazon. C'est donc au gouvernement d'agir. Mais comme
souvent chez les gouvernements, celui-ci est lent et stupide. Or le
sujet fait actuellement l'objet de beaucoup de lobbying. Le gouvernement
doit donc absolument garder à l'esprit que chiffre d'affaires et
rentabilité sont des notions très peu liées. Indexer la taxation sur le
chiffre d'affaires serait un arrêt de mort pour beaucoup. Les e-commerçants français s'inquiètent de la baisse du panier moyen. Qu'en est-il au Royaume-Uni ?
En
excluant le voyage et la billetterie, le panier moyen s'élevait en
avril à 43 livres. Au Royaume-Uni aussi, il continue de décroître
légèrement. A cela plusieurs raisons. D'abord, alors que l'e-commerce
était à ses débuts l'apanage des consommateurs les plus riches, il s'est
démocratisé et concerne aujourd'hui aussi les foyers à bas revenus.
Ceux-ci passent d'ailleurs plus de temps à rechercher de l'information
et dépensent moins, ce qui pénalise aussi le taux de transformation. La
crise économique s'ajoute bien sûr à ce phénomène. Les consommateurs
dépensent très prudemment et cherchent toujours la meilleure affaire. Quelles sont les principales préoccupations des e-marchands britanniques ?
La
situation économique les inquiète, tout comme les incertitudes induites
par le changement technologique. Ils jugent également Amazon très
menaçant, mais craignent étonnamment peu Zalando ! Cette entreprise est
captivante... Si acheter le marché comme elle le fait fonctionne, cela
deviendra-t-il un modèle à part entière ? La vente en ligne à l'international est-elle courante au Royaume-Uni ?
Tout
à fait. Environ 17% des colis de l'e-commerce sortent du pays. Sur
eBay, 80% des marchands vendent à l'international. Et chez nos
adhérents, qui regroupent un millier d'e-commerçants de toutes les
tailles, les trois quarts environ le font.
Peu de gens ont pensé que Dixons Retail serait bénéfique à Pixmania
Pour
la plupart des sites marchands, l'international est le premier relais
de croissance. Ils pratiquent d'ailleurs la vente transfrontière depuis
longtemps et ont donc développé une forte expertise. Bien sûr la langue
aide, mais le pays est aussi très bien relié par les transporteurs. Et
en raison des gros volumes expédiés, la capacité des infrastructures
permet aux e-marchands britanniques de bénéficier de tarifs très
intéressants. Par exemple, envoyer un colis en Grèce coûte 10 fois moins
cher que le faire venir ici de Grèce jusqu'ici. Quelle est votre vision de "l'affaire Pixmania", de votre côté de la Manche ?
Pixmania
était très bien perçu par les consommateurs britanniques. Dixons
Retail, de son côté, était connu pour son agressivité sur le marché,
auprès des consommateurs comme des fournisseurs. Ses marges étaient
colossales... jusqu'à l'essor de la vente en ligne. N'ayant jamais été
très au diapason du Web, peu de gens ont pensé, lorsque le groupe a
acquis Pixmania, qu'il lui serait bénéfique. Combien pèse l'e-commerce au Royaume-Uni ?
Les
dépenses en ligne ont atteint 78 milliards de livres (90 milliards
d'euros) en 2012, tourisme compris. Cette année, l'e-commerce devrait
croître de 12% pour s'élever à 87 milliards de livres (101 milliards
d'euros). James Roper est le fondateur et président de l'Interactive
Media in Retail Group (IMRG), la fédération britannique de
l'e-commerce. Auparavant, il a occupé des postes de direction du
business développement chez les éditeurs logiciels Convergent
Communications et New Media Productions. En 1990, il a conduit l'enquête
"Interactive Media in Retail" qui a donné naissance à l'IMRG.
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